Tour de Corse

Nous profitons de cette fin d’octobre pour partir vers le sud et le soleil de l’île de beauté loin du tumulte de la cuvette grenobloise et sans la foule estivale. Notons que ce sera également une avant première cycliste avant le coup de projecteur sur les routes corses que fournira le prochain Tour de France.

Partis en train de la gare de Gières  (eh non pas de Grenoble) à deux pas de la maison il nous faut 4h30 pour rejoindre Marseille en TER. Dommage que les seuls TGV à accepter les vélos soient le premier du matin et le dernier du soir. Le système n’encourage toujours pas les gens à se déplacer en vélo…. Bref, après avoir tourné en rond un bon moment dans le port (car là aussi les cyclistes ne sont ni considérés comme piétons ni comme voyageurs véhiculés) nous pouvons embarquer et les vacances peuvent démarrer.Arrivés de bon matin à Bastia, suite à un rapide petit déjeuner dans le centre, nous ne prenons pas le temps de visiter et partons vers le nord et le cap Corse pour cette première étape qui sera d’ailleurs la plus longue du voyage.

Au sortir de Bastia, le premier village notable est Erbalunga avec les vestiges de sa tour génoise, la première d’une longue série observée tout au long du voyage sur le pourtour corse.

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A partir de là la côte devient plus sauvage en alternant côte rocheuse et marinas jusqu’à Santa Severa. De là nous quittons la route côtière pour traverser d’est en ouest le cap Corse. La végétation change, le sol est couvert de cyclamène, la forêt de châtaignier,s de chênes et d’arbousiers se densifie, l’ambiance devient plus montagnarde lorsqu’on passe Piazza puis nôtre premier col, celui de Santa Lucia pour basculer sur Pino.

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Après un bon déjeuner avec vue sur une désormais classique tour génoise nous continuons vers le sud.

La côte est nettement plus sauvage et escarpée, la route est magnifique, mais le ciel commence à se charger et nous ne traînons pas jusqu’au village de Nonza. Celui ci domine une immense plage de sable gris récemment formée par les déblais de la mine d’amiante toute proche.IMG_3071IMGP9339

Nous poursuivons jusqu’à Saint Florent, le terme de cette première étape en passant par la région viticole de Patrimonio.

A Saint Florent, 3èmes port de loisir de Corse,  nous pouvons profiter d’un premier coucher de soleil sur la plage.

Le lendemain, la bruine nous accueil dès le réveil. Cette ambiance humide ne nous quittera pas, dommage pour cette journée courte où nous pensions profiter de la traversée sauvage du désert des Agriates.

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Il n’y aura que cette photo, laissant bien transparaître l’ambiance. La pluie redouble lorsque nous passons le bocca di Petraiolu. La fin de l’étape sur la nationale jusqu’à Algajola sera des plus ennuyeuse mis à part le réconfortant repas corse pris à lI’le Rousse. Heureusement le soir la pluie cesse…

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Et le lendemain en prenant de la hauteur nous pouvons admirer la baie de Algajola, avec en arrière plan la pointe de la Revellata qui domine Calvi, la destination de la journée.

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Mais avant cela nous prenons de la hauteur pour profiter de l’intérieur des terres de cette belle région qu’est la Balagne.

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Le village le plus beau et le plus typique est sans doute Sant’ Antonino. Perché sur sa colline, ce petit village plein de cachet et typiquement Corse qui se visite à pieds domine les alentours.

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Pour profiter encore de l’intérieur des terres nous partons en direction de Calenzana, le célèbre départ du GR20. Nous passons encore par quelques petits villages très caractéristiques comme Montemaggiore qui font oublier la présence toute proche de la mer.

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Puis c’est l’arrivée à Calvi.IMGP9410

Que la visite à la lumière du soir rend encore plus magique.

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Le lendemain encore une belle étape côtière en direction de Porto. Sur ce côté du littoral qui doit être très prisé l’été nous n’avons pas du croiser plus de 10 voitures tout au long de la journée.

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Plusieurs cols se succèdent, la route tortille et retortille, mais ne surplombe que rarement la côte à part au départ de Calvi et à l’arrivée sur Porto.

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Peu avant Porto nous dominons la crique de Girolata où nous passerons le lendemain mais en bateau cette fois ci.

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Porto est dominée au nord et au sud par d’importants sommets qui nous toisent de 1300m.

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Mais Porto est avant tout réputée pour sa baie longée au sud par les Calanches de Piana.

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Le long de cette côte déchiquetée aux eaux limpides la Corse est partout.

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Au nord, c’est la réserve naturelle de Scandola qui offre aux visiteurs la possibilité de s’émerveiller sur les particularités géologiques du secteur lors d’une virée en bateau. On peut avec un peu de chance y observer des balbuzard pêcheurs dont voici un imposant nid.

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Mais également les vestiges laissés par les civilisations nous ayant précédées.

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Le lendemain, le soleil est toujours là lorsque nous quittons Porto par la route des Calanches.

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Une des portions de route les plus célèbres de Corse. L’érosion des roches roses a ici fait un travail artistique phénoménal dessinant toutes sortes de formes à découvrir où à imaginer. Cela permet de penser à bien d’autre choses que le fait que les sacoches sont trop lourdes durant cette montée matinale.

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Lorsque nous basculons au sud, là encore de nombreuses tours viennent coiffer la moindre pointe de terre, et le relief devient moins abrupt jusqu’à Cargèse. Cette ville est célèbre pour avoir été influencée par plusieurs cultures et pour être la plus grecque des villes corses. Et depuis le port on voit bien le défi que se lancent l’église grecque d’un côté et l’église latine de l’autre.

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Nous continuons sur la côte beaucoup plus sableuse et parsemée de complexes touristique jusqu’à Calcatoggio.

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Le lendemain l’objectif est d’éviter Ajaccio. Dommage de passer à côté de la cité impériale mais l’organisqtion de sa banlieu avec comme seule sortie une voie rapide oblige le cycliste soit à s’y arrêter soit à l’éviter. Nôtre planning nous oblige à choisir la deuxième option. Nous passons donc par l’arrière pays à travers la commune de Basteliaccia. Région très riche en élevage de chèvre. Lorsque nôtre déviation touche à son terme il nous faut nous attaquer à la plus grosse difficulté du parcours: le bocca di Bastiano. Il fait chaud, la montée est longue mais relativement ombragée pour que cela se passe bien, d’autant que sur ces routes secondaires la circulation est très faible. il y a peu d’endroit pour recharger ses bidons et heureusement que le petit village de Bisinao sous le col possède sa petite source.

Après le col ce n’est quasiment que de la descente jusqu’à Calzola en passant par Pila Canale.

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A Calzola c’est au milieu des chênes liège que nous plantons la tente.

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Car la Corse compte beaucoup de vestiges des populations y ayant élu domicile, le lendemain  nous passons par le site préhistorique de Filitosa pour une petite visite culturelle. Il s’agit du plus grand site de l’île où des traces d’anciennes populations sur une période que l’on estime à 8000 ans ont été retrouvées. On y trouve notamment des vestiges de populations mégalithiques.IMGP9746

Nous gagnons Propriano où une atmosphère d’été régnait encore avec l’arrivée d’un paquebot de croisière. Ensuite pour éviter les grands axes nous gagnons l’arrière pays de Propriano en passant par Arbelara puis par le pont de Spin’a CavalluIMGP9761

Puis l’étape s’achève par la montée à la ville de Sartène; une des plus corse de Corse.

L’ambiance qui règne à Sartène tranche avec celle des villes côtières. Tout est en pierre sombre. De hautes façades donnent une atmosphère austère et moyenâgeuse.  Mais il est très agréable de circuler à pieds en empruntant les petites rues à arcades.IMGP9772

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Le lendemain, la route qui nous mène jusqu’à la pointe sud de la Corse est inévitablement la nationale 196. Au final cela se passe bien mais nous gagnons rapidement nôtre destination car le ciel est menaçant et peu d’endroits sont propices à un arrêt culturel.

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Puis c’est Bonifacio la belle. Sur son éperon rocheux entourée par la mer, cette ville vaut vraiment le détour et s’y promener est un plaisir.IMGP9816

Hormis le centre ville, le cimetière marin vaut le détour.

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Une vue classique depuis l’extérieur en partant vers l’est.IMGP9860

Le lendemain nous filons également rapidement vers Porto Vechio en passant par l’intérieur des terres et le Bocca di Sardi. une fois de plus cela nous évite de rester bloqué à l’entrée de la ville par le petit kilomètre de voie rapide qui y accède. Nous contournons donc par l’ouest et le village de Muratellu.

Le dernier jour nous visitons Porto Vechio.IMGP9897 IMGP9900

Puis faisons encore un peu de vélo pour aller au site de Castellu d’Arragiu qui domine le golfe..

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Puis nous passons profiter d’une dernière baignade au soleil dans la baie de San Ciprianu, quasiment seuls sur une plage de sable blanc où malgré cette fin octobre l’eau y est encore à 24°C.

Puis c’est le grand retour jusqu’à Marseille,  le train, la foule ….mais la tête bien moins lourde qu’au départ et le sentiment d’être parti très loin alors que ce n’est pas spécialement le cas.

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Plaine de Query

Retour 1 an après sur les Hauts plateaux du Vercors du côté de la plaine de Query.

Au loin, la dent de Die.

La convoitée du jour est encore l’étoile d’argent.

Près du pas de la Selle.

Du sommet du Mont Aiguille des grimpeurs contemplent le Dévoluy (cliquez sur la photo pour les voir).

L’arbre solitaire de la plaine de Query… où des promeneurs profitent de l’ombre.

Les anciennes carrières datant de l’époque romaine (exploitées jusqu’en 275 ap. JC).

Grand, et petit Veymont.

Je l’appellerais Mont-mouton, on se croirait dans une BD de Fmurr.

Au passage donc, des tapis d’edelweiss

Les marmottes du Vercors…. peu soucieuses de nôtre passage.

Belle ambiance pour cette randonnée équestre.

Vautour fauves et faucons crécerelles et pèlerin, encore des multitudes de papillons, mais pas de photos.

A une heure de Grenoble… pourvu que cela reste encore un minimum sauvage.

Balades en Diois

Retour de promenade dans le Diois à la recherche des derniers (pour la saison) sabots de vénus.

Dans ce petit coin de Drôme rural et très riche en fleurs au printemps c’est toujours une grande joie de tomber sur cette magnifique orchidée. Une fois de plus il y a également plein d’autres variétés de fleurs et en étant patient on peut profiter de toute la petite faune qui y réside…. petit aperçu résumé dans ce diaporama.

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Pour un petit séjour près de Châtillon en Diois, je conseille accueillant gîte Lauria aux Gallands (commune de Menglon).

Rochers de Comboire bis

Retour également sur les rochers de Comboire où nous avions trouvé beaucoup de variétés d’orchidées l’année dernière à peu près à la même époque.

La date est bien choisie, cette année offrit une nouvelle fois une belle moisson (encore plus belle je dirais).

Les ophrys abeille.

Les orchis bouc et une orobanche de la Germandrée.

C’est cette fois ci trop tard pour les orchis homme-pendu et les ophrys mouche…quoi que, en cherchant bien.

Des céphalanthères rouges et des limodores à feuilles avortées qui sont ici en retard par rapport aux prairies de Barandon qui prennent plus le soleil.

Et encore pas mal d’ophys abeille et frelon surtout.

Et pour finir des listères ovale sur le bas de la colline.

Beauregard Baret bis

Un peu plus d’un mois plus tard, même endroit… ambiance différente.

Les herbes ont largement poussé et c’est la saison des foins. Au milieu des hautes herbes et sur les pelouses sèches près de Beauregard-Baret, on trouve de nouvelles variétés d’orchidées.

De multiples ophrys bécasse, ophrys frelon, quelques ophrys abeilles et certainement de nombreux hybrides.

Pour les limodores nous sommes revenus trop tard en revanche il y a encore beaucoup d’orchis pyramidaux et de nombreuses orobanches ainsi que quelques céphalanthères rouges ayant succédées à leurs cousines (les blanches).

Sur la route du col du Tourniol on trouve également un grand nombre d’orchidées.

Les orchis bouc ne sont pas encore complètement épanouis.

Près de la Vacherie, de l’autre côté du col, après avoir passé le beau petit village de Léoncel (et son abbaye datant du XIIème siècle) on trouve des parterres remplis d’orchis tridentés.

Orchidées à La Thuile

Au sud du massif des Bauges, le petit village de la Thuile se trouve lové à 900 mètres d’altitude entre plusieurs collines. Ce village doit être célèbre pour son lac qui, il faut le reconnaître, vaut le détour. Entouré de roselières et havre de paix du promeneur et du pêcheur ce genre de petit lac est pour le moins atypique dans un massif calcaire.

Une fois de plus, mis à part le lac et les montagnes alentours, nous sommes également venus pour les orchidées, que l’on trouve en grand nombre sur la colline alentours.

Orchis pourpre, pyramidal et céphalanthère à longues feuilles.

Orchis grenouille et orchis homme-pendu.

Céphalanthère à grande fleurs et orchis singe.

J’aime beaucoup le côté tentaculaire donné par le labelle de ces orchis.

Et pour finir, une araignée crabe attendant sa proie sur une céphalanthère à longues feuilles… ne te serais tu pas trompé de tenue.

Orchidées de Beauregard Baret

En ce milieu de mois d’Avril les orchidées sont déjà de sortie. C’est encore un peu tôt pour les orchidées de montagne surtout avec le retour du froid des dernières semaines mais en basse Isère et dans la Drôme dans pas mal d’endroits on trouve déjà beaucoup de variétés si on passe un peu de temps à les chercher.

Près de Beauregard Baret sur la bordure ouest du Vercors les pelouses sèches c’est encore un peu timide mais cela commence à se couvrir d’orchidées.

Les orchis petite araignée font déjà triste mine.

Pas tous heureusement

Un premier ophrys de la Drôme et un Frelon.

Quelques orchis de Traunsteiner et orchis Singe.

Un premier orchis brûlé un ophrys mouche.

En attendant la suite…